Minimalisme et écologie : une relation à méditer

minimalisme et écologie : une relation à méditer

Minimalisme et écologie :
Une relation à méditer

On associe souvent le minimalisme à l’écologie, et à raison, de nombreux aspects du minimalisme rejoignent la cause écologique, c’est même une des raisons pour lesquelles de plus en plus de personnes adoptent un mode de vie minimaliste. Ce n’est toutefois pas la même chose, le minimalisme n’est pas de l’écologie, bien qu’il la favorise, mais une philosophie et un mode de vie. Alors pour que vous ne fassiez ni l’erreur de les confondre ni celle de les dissocier, voyons ensemble le lien entre minimalisme et écologie.

Le minimalisme et l’écologie, deux concepts tout à fait compatibles.

Lorsqu’on s’y intéresse, il devient évident que le minimalisme est lié, de près ou de loin, à l’écologie. En effet, le minimalisme implique de réduire considérablement sa consommation, ses achats et donc ses déchets. Cette vision des objets est de toute évidence très écologique, et ce, pour plusieurs raisons :

Moins vous achetez de produits, moins les fabricants en produiront.

Il est évident qu’à l’échelle individuelle vous ne changerez pas l’industrie du textile par exemple. Cependant, c’est en adoptant ces comportements massivement et à l’échelle mondiale que l’on permettra de diminuer la surconsommation ainsi que la surproduction.

Moins vous achetez de produits, moins vous générerez de déchets.

C’est une évidence également, mais ce comportement n’est pour autant toujours pas adopté par un grand nombre de personnes. Les océans seraient beaucoup moins pollués, les villes seraient beaucoup plus propres, l’air serait beaucoup plus respirable si les déchets étaient moins proliférants.

Moins acheter de produits implique de les recycler lorsqu’ils sont en fin de vie.

Certes, le recyclage ne fait pas partie de la philosophie minimaliste, toutefois de nombreux adeptes du minimalisme recyclent lorsqu’ils le peuvent. Ce qui a du sens car recycler évite de racheter d’autres produits,

Se débarrasser de ses objets permet de participer à l’économie circulaire.

En effet, lorsque vous décidez d’adopter le mode de vie minimaliste, l’une des premières étapes est de vider votre intérieur du superflu. Vous devez donc vous débarrasser d’objets de toutes sortes en bon état, tout à fait utilisables et souvent en grande quantité, mais ne les jetez pas ! Vous pouvez soit les vendre sur des plateformes dédiées à cela, soit les donner, cela permettra de diminuer la consommation d’objets neufs d’autrui en plus de la vôtre.

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Le minimalisme et l’écologie, compatibles mais différents

Leurs essences mêmes divergent

Il est possible d’être à la fois minimaliste et soucieux de l’écologie, c’est même d’ailleurs le cas la plupart du temps, néanmoins ce n’est pas le même combat. Le minimalisme consiste à agir contre l’encombrement physique (visuel, auditif, olfactif) et métaphysique (psychologique, spirituel, philosophique), c’est ainsi une action pour soi contre une pollution externe. L’écologie n’a rien à voir avec le minimalisme dans son essence, qui est la préservation, la compréhension et l’union des humains envers leur environnement naturel. Ainsi, il est possible d’allier ces deux concepts, mais il ne faut pas les confondre.

Chacun peut être complètement opposé à l’autre

Surprenant n’est-ce-pas ? La réalité est toujours plus complexe que ce que l’on croit, d’où l’intérêt de décomplexifier ce sur quoi on peut agir, c’est pourquoi le minimalisme peut être écoresponsable comme être très polluant et inversement pour l’écologie.
Illustrons nos propos par des exemples très simples ;

  • Votre table est en très bon état, elle est déjà très proche de votre vision du minimalisme, mais vous en avez trouvé une meilleure et vous l’achetez. Vous en conviendrez, cette attitude n’a rien d’écoresponsable, vous achetez un objet que vous possédez déjà, mais c’est votre vision du minimalisme et quel que soit votre impact environnemental, c’est une forme de minimalisme
  • Autre exemple, vous êtes concerné par la pollution, par l’abondance de déchets et leurs conséquences, ce qui vous pousse à récupérer de nombreux objets destinés à être jetés ou qui le sont déjà. C’est un geste complètement écoresponsable, mais loin d’être minimaliste.

Alors bien sûr, l’idéal serait d’être les deux et nous vous le recommandons. Cependant, il est complètement utopiste de croire que toute personne écoresponsable est également minimaliste et inversement.

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